La guérison de l’enfant intérieur :

Interview d’Anastasiya AKHADOVA, Sophrologue

Anastasiya AKHADOVA

Aujourd’hui, je laisse la parole à Anastasiya AKHADOVA, Sophrologue de formation et auteure du blog : mapausesophro. Anastasiya nous parle de son métier, et notamment de sa spécialisation : “la guérison de l’enfant intérieur”

Elle est pour moi une très belle rencontre, elle m’a beaucoup appris, particulièrement sur le lien entre les maux physiques et psychologiques et de quelle manière nos émotions impactent notre physique.

Anastasiya est passionnée par son métier, par l’inconscient, les émotions ainsi que le développement personnel. Elle est également la créatrice de nombreux programmes audios pour vous accompagner au quotidien grâce à la sophrologie.

J’en profite pour la remercier chaleureusement de s’être livrée si spontanément et d’avoir répondu à toutes mes questions. 

Bonjour Anastasiya, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Bonjour, je suis avant tout quelqu’un de passionné par le bien-être et la psyché humaine. Coach bien-être et sophrologue, je crois profondément qu’il nous est possible de repousser nos limites et de vivre non seulement en accord avec l’Univers mais aussi avec la personne que nous sommes véritablement au fond de nous.

C’est cette vision d’harmonie intérieure et extérieure qui me guide dans ma vie personnelle et dans mon travail avec les clients.

Peux-tu nous parler de ton parcours ? Qu’est-ce qui t’a amené à devenir sophrologue ?

A l’adolescence, j’ai pris conscience de la puissance des émotions lorsque le stress croissant que je subissais dans mes études s’était traduit par des crampes musculaires douloureuses et des crises d’angoisse. J’ai réalisé que mes émotions positives ou négatives n’étaient pas dissociées de mon corps et qu’elles avaient un réel impact sur ma santé.

C’est alors que j’ai découvert tout d’abord la relaxation, puis la méditation et plus tard des disciplines psycho-corporelles telles que le Qi Gong, et j’ai commencé à accorder la priorité à mon bien-être.

Après un début de parcours professionnel dans le médical, j’ai décidé de revenir à ma passion et de me former à la sophrologie. Cette discipline était pour moi un mariage idéal entre toutes les techniques que j’avais déjà découvertes, et elle avait l’avantage d’être accessible au plus cartésien des occidentaux (7 ans en arrière, la méditation n’était pas encore très ancrée dans nos usages et suscitait la méfiance). C’est ainsi que j’étais devenue sophrologue.

Qu’est ce que la Sophrologie ?

La sophrologie est une technique thérapeutique créé dans les années 1960 par un neuropsychiatre colombien Alfonso Caycedo qui, après s’être initié aux disciplines occidentales et orientales telles que l’hypnose, le Yoga ou encore la méditation Zen, a condensé ses acquis en une approche accessible au monde occidental.

Elle combine des exercices respiratoires, des mouvements et de visualisation en un ensemble cohérent qui permet d’harmoniser le corps, le mental et les émotions.

Le nom « sophrologie » s’inspire du grec et signifie littéralement « la science de l’harmonie de l’esprit ».

sophrologue

Tu as une spécialité : la guérison de l’enfant intérieur, pourrais-tu nous en dire plus?

Bien-sûr. Il s’agit d’une méthode que j’ai développée à partir d’une technique connue outre-atlantique sous le nom de « shadow work » (littéralement « travail sur son ombre ») et qui s’inspire des travaux de Carl Gustav Jung. Jung était passionné par l’inconscient, et il a mis en évidence l’existence en chacun de nous d’une part d’ombre, celle qui garde nos expériences les plus douloureuses, nos pulsions les plus réprimées et plus généralement toute facette de notre personnalité qui n’a pas trouvé sa place au sein de notre famille, de notre cercle d’amis ou de la société. Jung était convaincu que toute guérison passait par la mise en lumière de notre ombre intérieure. J’appelle cette part d’ombre « l’enfant intérieur », non seulement parce que c’est moins effrayant pour mes clients de l’envisager ainsi, mais aussi parce que quand nous entrons en contact avec elle, nous retrouvons littéralement l’enfant que nous étions.

Notre enfant intérieur garde la mémoire des expériences traumatisantes et répétitives vécues dans l’enfance – des blessures. Ce peut être suite à un rejet, à une humiliation, à une injustice, à l’abandon ou à une trahison.

Mais je rencontre aussi des cas particuliers de blessures transgénérationnelles (transmises du parent à l’enfant) ou encore de blessure de l’enfant non désiré. Je classe aussi dans la catégorie des blessures les programmations familiales (ce qui est acceptable ou non dans cette famille), car elles nous poussent à renoncer à une part de nous-mêmes afin de « rentrer dans le moule » et représentent une forme de mutilation psychique.

Anastasia AKHADOVA sophrologue

Quelles types de pathologies rencontrent tes client(e)s?

Je ne parlerais pas de pathologies, mais davantage de défis personnels. C’est très varié : les maltraitances physiques ou morales subies dans l’enfance, les kilos émotionnels, les schémas répétitifs néfastes dans les relations amoureuses, l’auto-sabotage professionnel, les crises d’angoisse, une crise existentielle en cours telle que le divorce ou le deuil…

Sommes-nous toujours conscients de nos blessures d’enfance ? Quelles répercussions ces blessures ont-elles sur notre comportement ?

Certaines personnes se souviennent des traumatismes de leur enfance et connaissent l’origine de leurs blessures, d’autres l’ignorent. Il faut comprendre qu’une blessure n’a pas forcément pour origine un acte grave. Quelquefois, une simple phrase prononcée par un adulte peut nous marquer à vie.

Les blessures émotionnelles peuvent engendrer des schémas néfastes et répétitifs telles que le fait d’être attiré inconsciemment par des partenaires violents, le fait de se saboter dans sa vie affective ou professionnelle, tout comme elles peuvent être à l’origine de comportements auto-destructeurs (addictions, tabagisme, compulsions alimentaires etc.).

 

ben être enfants

Quels sont les bienfaits de la guérison de l’enfant intérieur et combien de temps faut-il patienter avant de ressentir les effets ?

La méthode que je pratique permet d’entrer en contact avec son enfant intérieur, de libérer la souffrance qui se loge au niveau de l’inconscient, de reprogrammer certains schémas comportementaux, s’il y a lieu, et bien-sûr de s’accepter en toute bienveillance. Pour la plupart des personnes, une à deux séances de guérison suffisent. Dans quelques rares cas où un travail de fond est nécessaire, les clients choisissent de consulter plus longuement.

La très grande majorité des clients ressentent une différence dans leur état intérieur dès la fin de la première séance. Plus généralement, les effets sont les plus marquants dans les deux premières semaines qui suivent une séance de guérison de l’enfant intérieur. C’est la période où l’on se rend compte qu’on ne réagit plus de la même façon face aux situations qui jusque-là posaient problème, que l’on se sent plus en paix, plus confiant. C’est aussi une période où l’on passe plus facilement à l’action pour changer sa vie.

Environ un mois après la séance l’inconscient se stabilise dans son nouveau fonctionnement et on aboutit à un nouvel équilibre, à une nouvelle version de soi.

Si tu devais partager ton meilleur conseil pour accéder au bien-être et à la sérénité, quel serait-il ?

Tendre vers l’acceptation inconditionnelle de soi-même.

Toutes mes expériences personnelles et professionnelles m’ont menée à la conclusion que c’est en acceptant pleinement ce que nous sommes, ce que nous vivons et ce à quoi nous aspirons au plus profond de nous-mêmes, que nous accédons à l’harmonie intérieure.

CONTACT

Anastasiya AKHADOVA,

Sophrologue et Coach Bien-être

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